La bande-son du pavillon Ballard

Je n’ai pas lu une seule ligne de J.G. Ballard, décédé ce dimanche, mais j’ai écouté pas mal de ses disques. Un petit tour sur l’index de l’indispensable somme post-punk Rip it up and start again, de Simon Reynolds, suffit en effet pour comprendre l’impact du personnage sur la culture pop, l’auteur écrivant notamment que « la musique de Père Ubu et Joy Division capturait la beauté livide toute ballardienne de leur ville d’origine ». Ses livres ont, en vrac, inspiré des chansons (« Atrocity Exhibition » de Joy Division, « Blind Youth » de The Human League, « Warm Leatherette » de The Normal), des albums (Myths of the Near Future, des Klaxons), des noms de groupe (les Comsat Angels, de Sheffield), des pochettes de disques (celle du single « P-Machinery », de Propaganda, reproduit une citation élogieuse de Ballard sur la bande à Baader)… Autant de filtres qui permettent, sans avoir lu une ligne de ses livres, de faire semblant de les connaître, et d’avoir à disposition quelques adjectifs sous la main (mécanique, froid, oppressant, perturbant…) pour en parler. Les bons songwriters aimant beaucoup les bons livres, on peut aussi survoler Albert Camus chez les Cure, Francis Scott Fitzgerald dans Divine Comedy ou Mikhaïl Boulgakov grâce aux Stones : pour flamber sur un auteur sans l’avoir lu, le rock reste quand même plus sympa que le Lagarde & Michard ou les « profils d’une œuvre ».

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First we take Miami

Les vidéos Vodpod ne sont plus disponibles.

Entre concerts français à venir et sortie d’un album live, on parle pas mal de Leonard Cohen en ce moment. L’occasion de se rappeler que l’homme le plus classe du monde, repris par pléthore de gens stylés (Ian McCulloch, John Cale…) et récipiendaire de ce qui est sans doute une des dédicaces de chansons les plus élégantes de l’histoire (« This is a song about marriage, it’s called Isis. This one’s for Leonard, if he’s still here »), a aussi eu ses moments d’égarement – ou de récréation. Notamment son apparition dans Miami Vice.

Oui, Miami Vice, la série qui a tant fait pour le chic vestimentaire eighties, avec ses personnages aux costards bleus pâle manches retroussées, chemises roses et mocassins blancs. En 1986, on propose à Cohen d’y interpréter le court rôle de François Zolan, un chef d’Interpol. « Un de mes péchés », avouera-t-il dans une interview. « J’ai été invité à faire un cameo; j’avais refusé plusieurs fois mais mes enfants qui avaient 8 et 10 ans à l’époque, ont su que je refusais, et m’ont accusé d’inhiber leur vie sociale… (Rires) J’avais un rôle assez important mais à la première scène, après quelques mots, ils ont préféré donner mon texte à quelqu’un d’autre… ».

Rien d’étonnant à cela, tant Cohen paraît figé et plutôt déplacé dans ces quelques secondes. Au milieu du gué : c’est l’époque où, après une série de disques beaux mais mal compris (Death of a Ladies’ Man, Recent Songs, Various Positions), il se tourne de plus en plus vers des arrangements de kermesse synthétique et ne craint définitivement plus le ridicule, comme en témoigne cette apparition bien kitsch dans un show allemand. Un an après Miami Vice, Cohen enregistrera son chef d’oeuvre tout-synthétique « First We Take Manhattan », dont les paroles acides entrent étrangement en résonance avec ce second rôle sur fond de morphine : « I don’t like your fashion business mister/And I don’t like these drugs that keep you thin ».

J’croise aux hybrides

Alain Bashung – Martine Boude (MP3)

Echo & The Bunnymen – Thorn Of Crowns (MP3)

« Ah, le salaud ! L’humiliation encore, pour nous tous. Le Laughing Stock d’ici ? ». Ce commentaire (cité approximativement de mémoire) est de Dominique A, à la sortie de L’Imprudence de Bashung. Le salaud est mort, mais ses disques humiliants palpitent encore de leurs mille influences et autant d’invités, ouverts aux quatre vents de l’étranger : Marc Ribot, Arto Lindsay, Link Wray, Colin Newman, Blixa Bargeld, Adrian Utley, Steve Nieve, et jusqu’à l’impeccable M. Ward sur l’ultime Bleu Pétrole.

Name-dropping un peu vain s’il ne traduisait bien l’éclectisme sonore d’une carrière entre blues-rock concassé et new wave atmosphérique, capable de passer en à peine un an du jouissif et tubesque Pizza (1981) à l’invraisemblable, frigide et génial Play Blessures (1982).  Depuis trois jours, on parle beaucoup, à raison bien sûr, des ébats textuels de Bashung, Fauque et Bergman, ces hybridations entre cadavres exquis et associations d’idées qui l’ont installé à la droite du père Gainsbourg. On dit peut-être un peu moins que, comme ce même Gainsbourg, il a su aller butiner dans son époque et hors de ses frontières, histoire de ne pas rejouer, comme trop de groupes français, une bataille déjà perdue dix ans plus tôt et des milliers de kilomètres trop loin.

Le test est facile : écouter les rythmiques tribalisantes et les échardes de guitare de « Martine Boude », sur Play Blessures, puis le « Thorn of Crowns » de Echo & The Bunnymen, composé deux ans plus tard pour l’album Ocean Rain. En parcourir les corps caverneux, chuter de leurs falaises telle la lune dans le caniveau – film chronologiquement intercalé entre les deux albums en question, d’ailleurs. Déboucher sur la mer de l’intranquillité, aussi limpide qu’inquiétante, avec cette conclusion : en 1982, année de Pornography, il était possible, en France aussi, de sortir un grand disque new wave.

Quadragénial

Alceu Valença et Geraldo Azevedo – Virgem Virginia (MP3)
Alceu Valença et Geraldo Azevedo – Mister Misterio (MP3)

Comme beaucoup de chefs-d’oeuvre brésiliens des années 60-70, Quadrafonico d’Alceu Valença et Geraldo Azevedo est difficilement trouvable, sauf à passer son dimanche après-midi aux puces de Salvador de Bahia. Dommage, car le disque est presque du niveau du sublime Se o caso e chorar sorti la même année par Tom Zé (d’ailleurs lui aussi difficilement trouvable, le monde est bien fait) : un beau foutoir dû à l’alliance d’un frisé (Valença), d’un moustachu (Azevedo) et d’un homme invisible absent de la pochette, le grand arrangeur Rogerio Duprat, qui a posé sa patte sur les meilleurs disques brésiliens de l’époque (Caetano Veloso, Os Mutantes, Gilberto Gil…). Comme souvent avec la musique brésilienne, le résultat donne envie d’empiler joyeusement les adjectifs sans se soucier des bonnes manières manières grammaticales ni des pléonasmes (après tout, eux appellent bien leurs chansons « Mister Misterio » ou « Virgem Virginia ») : tropical, béoesque, psyché, folk, entraînant, émouvant, enthousiasmant. Dans le grand dico de la musique sud-américaine, on le retrouvera à MPB, comme merveilleux psychédélisme brésilien.

Personnage en quête d’Auteur(s)

Trépanations, chaises roulantes et jugements lapidaires : bienvenue chez Luke Haines. Sans oublier, 240 pages durant, pléthore de drogues, crises de foie, bagarres, rêves étranges… Bad Vibes. Britpop and My Part in its Downfall, l’autobiographie du chanteur des Auteurs, est un véritable petit cabinet des horreurs, jouissif de méchanceté, où on croise, en vrac, Iggy Pop, Metallica, Jarvis Cocker ou Noel Gallagher, mais aussi un nain agressif ou des adeptes d’une secte japonaise. Indispensable pour tous ceux qui considèrent New Wave (1993) ou After Murder Park (1996) comme des albums de chevet. En attendant une très hypothétique traduction française, morceaux choisis.

Luke et ses collègues des eighties. « Pete Astor est le chanteur des Weather Prophets, un groupe signé sur Creation qui a eu son moment de gloire il y a six mois. Cet ancien journaliste musical est stylé et a des idées sur tout ce qui touche au rock’n’roll. Cela vaut mieux parce qu’il y a une chose qu’il n’a pas : des putains de bonnes chansons ».

Luke et Damon. « Bientôt, le grand songwriter écossais Momus se référera à moi comme le Adolf Hitler de la britpop. Ce surnom colle peut-être mieux à Damon Albarn. Me concernant, je serais plutôt Albert Speer ».

Luke en tournée avec The The. « Le mot de bienvenue de Matt Johnson est aussi accueillant qu’une invitation à prendre une douche froide à Dachau. C’est comme s’il disait ‘C’est ma tournée, je suis le chef. Sors du rang et je t’explose’. Je m’enfonce dans ma chaise et je pense que je veux mourir. A la réflexion, en fait, je veux que Matt Johnson meure ».

Luke et l’album Baader Meinhof. « Plutôt que d’envoyer un dossier de presse aux journalistes affamés avec, comme il est d’usage, une date de sortie, une biographie et des conneries sur le fait que le-disque-que-vous-vous-apprêtez-à-écouter-va-profondément-changer-votre-façon-de-vivre, je monte en régime. Je photocopie une page du Anarchist Cookbook – un manuel d’insurrection américain des années 70 – détaillant comment fabriquer un cocktail Molotov. Ca, c’est un vrai dossier de presse ».

Luke et les fans. « ‘J’ai vraiment besoin de vous parler’, me dit le sosie d’Anna Pallenberg en me contemplant avec intensité. Oh mon Dieu. J’essaie de lui parler avec humour, mais elle ne comprend pas. ‘Je veux rejoindre votre groupe’, explique-t-elle. ‘Bien sûr, tu peux rejoindre mon groupe si tu veux. De quel instrument joues-tu ?’, lui dis-je, pensant que cette réplique va la déstabiliser. ‘Pas votre groupe de musique. Je veux rejoindre le groupe Baader Meinhof. […] Je veux blesser des gens' ».

En bonus, le clip de Off My Rocker At The Art School Bop, single extrait de l’album quasi-éponyme sorti en 2006, et trop passé inaperçu :

L’aventure c’est l’Adventure

The Adventure Babies – Barking Mad (MP3)

Factory, suite : après The Durutti Column et The Distractions, The Adventure Babies. Factory, suite et fin :  le single « Barking Mad », extrait de l’album Laugh, référence FAC357, dernière nouveauté sortie par le label de Tony Wilson, en novembre 1992. L’album en question a une réputation de chef-d’oeuvre caché un peu usurpée – l’oubli et l’absence étant les meilleurs dopants dans la course aux groupes maudits.

Au milieu d’une pop solaire qui aurait pu faire leur fortune quelques années plus tard, en pleine fièvre britpop, quelques ballades dispensables et une production un peu froide (signée Steve Lillywhite, le producteur attitré de U2) empêchent les Adventure Babies de siéger comme ils le voudraient au Panthéon, en-dessous des Beach Boys et à la droite de Love. En revanche, « Barking Mad » leur offre directement une place à la table d’Andy Partridge de XTC  (cette pastorale anglaise descendant en ligne droite de « Dear God »).

Les meilleures chansons pop adolescentes – celles des Beach Boys de Pet Sounds, par exemple – ne parlent que de perte, de regrets  et de petite mort, et semblent perpétuellement au bord de l’évanouissement. « Barking Mad » théorisait cela en étant plusieurs fois sûr le point d’expirer avant de repartir plus vite, plus haut, plus fort. Le mois même de la sortie de Laugh, Factory, coulé par le coût pharaonique du Yes, Please! des Happy Mondays, faisait faillite. Défaite en chantant : les Adventures Babies étaient morts, mais de leur belle mort.

4 heures d’usine, 3 minutes de Distractions

The Distractions – Time Goes By So Slow (MP3)

Un film et un coffret pour le mois de janvier : trente ans après sa création, Factory est plus que jamais à la mode. Une fois sorti du très bon film de Grant Gee sur Joy Division, rentrez-donc chez vous et écoutez le coffret Communications 1978-1992. Ou plutôt pelez-le, comme un fruit. Première épluchure : Joy Division/New Order et leurs satellites (The Other Two, Electronic…), seize titres sur soixante-trois. Du classique de chez traditionnel (« Love Will Tear Us Apart », « Blue Monday »…), évidemment incontournable. Deuxième épluchure : les singles historiques (« Electricity », de Orchestral Manoeuvres in The Dark) et les meilleurs titres (« Sketch for Summer » de The Durutti Column, dont je parlais ici) des seconds rôles les plus célèbres du label. Troisième couche, les troisième couteaux. Les groupes que plus grand monde ne connaît , à part les types qui étaient en classe avec Martin Hannett et Tony Wilson ou ceux qui ont collectionné les références du label, une par une (ce qui inclut non seulement plein de disques mais aussi des posters, un chat, un pari et même un cercueil). Des groupes comme les Distractions, par exemple, coincés sur le premier disque entre deux monuments de Joy Division (« She’s Lost Control » et « Transmission »), avec leur nom en The, chose finalement assez rare chez Factory. Un groupe comme égaré là, qui n’a enregistré qu’un single pour le label, qui ne reçut pas beaucoup de promotion de ses hôtes suivants, Island. Cinq musiciens au son assez éloigné de la cold-wave ou des influences africaines ou caribéennes de Factory, pour un morceau nappé de synthés mais finalement assez sixties dans l’esprit. Trois minutes de distraction obligatoire au moment de visiter l’usine.

L’amour au temps du CAC 40

The Durutti Column – Sketch for Summer (MP3)

On connaissait les livres de crise, les émissions de crise, le président de crise, les groupes Facebook de crise, les tee-shirts de crise, voici venu le temps des disques de crise : The Durutti Column annonce pour mars la sortie de son nouvel album, joliment titré Love in the Time of Recession mais à la pochette aussi joyeuse qu’une visite au Pôle Emploi. Vu la maigreur caractéristique de Viny Reilly, on peut de toute façon supposer qu’il a vécu continûment en récession depuis son premier album, The Return of the Durutti Column (1980), sa pulsation alanguie et ses guitares pastel. Le premier titre de ce disque inaugural s’appelait « Sketch for Summer », mais ouvrait pourtant un album d’hiver, ébauché alors que l’Angleterre sortait d’une période de grand froid et d’un coup de chaud social (baptisé « l’hiver du mécontentement » par la presse, formule piquée dans l’oeuvre d’un petit écrivain indé nommé William Shakespeare) qui avaient débouché sur l’élection de Margaret Thatcher. Un vrai disque de crise, court (28 minutes), produit par un label encore débutant (Factory) et vendu dans une pochette en papier de verre. Tout un programme pour les trente ans à venir, dont Vini Reilly n’a jamais dévié, avec une belle obstination. Ce qu’il y a de bien dans la crise actuelle, c’est que ce sont peut-être les groupes qui l’ont toujours connue qui s’y adapteront le mieux.

Ombres sur l’Hudson

The Individuals – White (MP3)

The Bongos – In The Congo (MP3)

Au milieu coule une rivière, et cela change tout. D’un côté de l’Hudson, la grande ville, les grattes-ciels, le stupre et les poètes. De l’autre, la banlieue, l’anonymat et l’ennui. Vérifiez : dans n’importe quelle série télévisée se passant à New York, les personnages finiront toujours par lâcher une vanne acide sur le New Jersey et ses habitants, ces cousins de province honteux. « Pourquoi les New-Yorkais sont-ils si déprimés ? Parce que la lumière au bout du tunnel, c’est le New Jersey », dit une blague répandue dans la Grosse Pomme.

Heureusement, les ploucs ont parfois leur moment de revanche, voire de grâce. De 1980 à 1982, Hoboken, 40.000 habitants à la louche, devint une petite New-York qui, loin des grands disques de rupture de la décennie précédente (New York Dolls, Television…), laissa à la postérité une poignée de chefs-d’oeuvre modestes aux caractéristiques communes : une voix blanche sans grande personnalité, des guitares cinglantes, une rythmique élastique, un romantisme sec et pâlot. L’oeuvre d’une génération joliment portraiturée par Glenn Morrow, une figure historique de la scène locale :

Nous faisions partie d’un réseau étroit de musiciens, collègues et colocs dont les paroles et les accords de guitares tissaient une communauté soudée. Nous étions amoureux du monde moderne et des possibilités infinies offertes par trois accords de guitares. Nous étions les enfants du Velvet Underground – des gamins des banlieues attirés en ville par la scène du CBGB. Nous puisions dans le détachement warholien des Talking Heads et les guitares transcendantes de Television. De l’autre côté de l’Hudson, nous avions trouvé, temporairement, un paradis à Hoboken.

Au club Maxwell’s se réunissent alors dans le souvenir des grands frères des Feelies une poignée de groupes qui vont façonner le Hoboken Sound, qui fera assez vite l’objet d’un documentaire : les Individuals, le groupe de Morrow (sans doute pas le meilleur, mais un des plus éclectiques, comme en témoigne « White », extrait de l’album Fields, récemment réédité), les géniaux dB’s mais aussi les Bongos. Leur Drums Along The Hudson (ce titre, déjà !) est, avec le Crazy Rhythms des Feelies et le Stand for Decibels des dB’s, le chef-d’oeuvre de cette période. Même goût des percussions tribales, même guitares qui, dès « In The Congo », prennent les jambes à leurs cordes le souffle court, même look de boys next door – loin, décidément, des poètes glamours new-yorkais de la décennie précédente.

Malheureusement, Tintin pour les Bongos, ce rock en culotte de golf, cheveux courts et houppette ne fera pas vraiment recette. La « ligne claire » sacrera bien, dès l’année suivante, un jeune groupe, mais celui-ci sera distant de plusieurs centaines de kilomètres : les Géorgiens de R.E.M. et leur Murmur. La scène de Hoboken, elle, préférerait chantonner à tue-tête, en éternelle adolescente.

Le doux goût d’El Goodo

El Goodo – Information Overload (MP3)

Dès le départ, le nom sonne comme une promesse de disque bon camarade: El Goodo, une chanson du #1 Record de Big Star, l’éternelle bible carillonnante des adolescents ro(ck)mantiques. Ajoutons-y le titre, Coyote, les volutes, la terre rouge et les moustaches de la pochette, et on est déjà prêt à déboucher une bouteille de liqueur de cactus autour d’un joint du côté d’Albuquerque ou de Tucson. El Goodo, pourtant, rejoue bien la conquête de l’Ouest, mais quelques milliers de kilomètres plus loin, depuis le Pays de Galles – un coin d’où, un peu comme à Liverpool (The Pale Fountains, The Boo Radleys, The Coral…), les influences américaines arrivent avec l’air du grand large, et où, même en 2009, on se replonge avec nostalgie dans un passé mythifié. El Goodo, c’est un monde où Harold Wilson ou Edward Heath vivent toujours au 10 Downing Street, où Gareth Edwards a encore ses jambes de feu et où les Beatles en sont restés au Merseybeat, « Ticket to Ride » par exemple, dont les Gallois décalquent l’intro sur « Information Overload » . A jurer qu’El Goodo a lu et appris par coeur le volume B de son encyclopédie du rock : B comme Big Star, donc, mais surtout comme Byrds (influence flagrante du chef d’oeuvre du groupe, Younger Than Yesterday) et Beach Boys. Que ceux qui craignent un album trop bon élève, une overdose de guitares boy-scout et d’ornements, se rassurent pourtant, les Gallois font aussi parler leurs guitares de manière un peu plus rustre sur deux titres, « Feel So Fine » et « Aren’t You Grand », qui sonnent comme une promesse de leur prochaine plongée dans l’encyclopédie des sixties : la lettre C, comme Creedence.


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Je suis l'auteur de Brit Pulp. La britpop selon Pulp, de Thatcher à Blair, un livre sur Pulp et la culture pop britannique de la fin des années 70 à nos jours. Vous pouvez l'acheter chez la Fnac, sur Amazon Marketplace, sur Alapage, sur le site des Cahiers du Rock et sur celui de l'Irma.

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"My week beats your year" (Lou Reed, notes de pochette de Metal Machine Music)

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